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Par , publié le 16 juin 2020

C’est une première qui se profile pour Jeff Bezos. Malgré ses réticences et face aux menaces d’action judiciaire, le PDG d’Amazon se dit désormais prêt à témoigner devant la Chambre des représentants, dans le cadre d’une enquête sur d’éventuelles pratiques anticoncurrentielles. Dans un courrier adressé aux parlementaires, ses avocats posent cependant une condition: qu’il soit auditionné en même temps que les patrons d’Apple, de Google et de Facebook, eux-aussi dans le viseur des élus américains. En raison de l’épidémie de coronavirus, la date de cette audition et son format demeurent encore très incertains.

Refus d’Amazon – Jusqu’à présent, le géant du commerce en ligne avait refusé d’envoyer son patron à Washington. Son principal argument: un autre dirigeant serait plus à même de répondre aux questions des parlementaires car Jeff Bezos n’est plus impliqué dans la gestion quotidienne de l’entreprise qu’il a fondée en 1996. Amazon souhaitait surtout éviter une audition ultra-médiatisée, comme l’avait été celle de Mark Zuckerberg en avril 2018, diffusée en direct sur plusieurs chaînes de télévision américaines. Et qui pourrait mettre Jeff Bezos en difficulté.

Utilisation de données – Lancée l’an passé, l’enquête parlementaire cherche à déterminer si la société utilise de manière déloyale les données collectées sur sa plate-forme. En particulier, les chiffres de vente des revendeurs tiers, qui représentent désormais 60% de son activité, afin de déterminer les articles qu’elle proposera ensuite sous ses propres marques – notamment sa gamme AmazonBasics. Lors d’une précédente audition au Congrès, un juriste d’Amazon avait assuré que cette pratique n’était pas en vigueur. Mais son affirmation avait par la suite été remise en question par un article publié par le Wall Street Journal.

Enquête en Europe – Les conclusions de la Chambre des représentants pourraient pousser la Federal Trade Commission, le gendarme américain de la concurrence, à lancer une procédure pouvant déboucher sur d’importantes sanctions financières. Amazon est par ailleurs dans le collimateur de Bruxelles. Selon le Wall Street Journal, la Commission européenne – qui vient de s’attaquer à Apple – doit officialiser dans les prochains jours l’ouverture d’une enquête pour concurrence déloyale contre le géant du e-commerce. Et dans l’Etat de Washington, où se situe son siège social, les autorités lui reprochent d’empêcher les revendeurs tiers de proposer des prix plus attractifs ailleurs.

 


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