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Par , publié le 3 septembre 2020

Des écouteurs sans fil à 2 euros, une montre à 5 euros, une paire de baskets à 10 euros… Voilà certains des “bons plans” proposés lorsque s’ouvre l’application Wish. Si la plate-forme ne paie pas de mime, elle est devenue en quelques années l’un des poids lourds du commerce en ligne grâce à ses prix cassés et à ses campagnes marketing agressives. La société américaine revendique désormais 70 millions d’utilisateurs actifs dans une centaine de pays, et 3 millions de produits vendus chaque jour. Un succès qu’elle espère désormais faire fructifier en Bourse: elle vient de lancer sa procédure d’introduction.

L’anti-Amazon – Fondée en 2010, l’entreprise a longtemps cherché sa voie, après avoir notamment tenté de bâtir un concurrent à la plate-forme publicitaire de Google. Elle a ensuite pivoté vers le commerce sur mobiles, en prenant le contre-pied d’Amazon. Lorsque le groupe de Seattle propose la livraison en un ou deux jours, Wish affiche des délais de plusieurs semaines. Car la start-up ne joue qu’un rôle de simple intermédiaire entre les vendeurs et les acheteurs. Elle ne possède pas d’entrepôts, ni de stocks: tous les achats sont directement expédiés par la poste depuis la Chine, l’Indonésie ou encore la Birmanie. Wish compte moins de 1.000 salariés, contre plus de 800.000 par Amazon.

Arnaques – Avec des tels prix, la qualité est rarement présente. Et les arnaques fréquentes car tout le monde peut facilement s’inscrire comme vendeur sans que Wish n’effectue la moindre vérification. Les acheteurs, eux, restent peu fidèles, selon des chiffres cités par le site spécialisé The Information. Cela signifie que le groupe doit sans cesse attirer de nouveaux adeptes pour maintenir sa croissance, alors même qu’il doit affronter de nouveaux concurrents, en particulier AliExpress, lancé par le géant chinois Alibaba. Wish est en outre menacé par des modifications d’un accord postal international garantissant des prix très bas entre l’Asie et les Etats-Unis.

Nouvelle stratégie – Ce changement pourrait se répercuter sur les prix proposés aux clients américains, qui représentent 30% de son chiffre d’affaires. A partir de 2021, d’autres pays, notamment européens, pourront également augmenter leurs tarifs postaux depuis la Chine. Pour préparer cette échéance, Wish a donc commencé à changer de modèle, en ouvrant plusieurs entrepôts aux Etats-Unis et en Europe pour y stocker les produits les plus populaires. Et l’entreprise, valorisée à 11 milliards de dollars lors de sa dernière levée de fonds en 2019, mise beaucoup sur de nouveaux marchés en Amérique latine ou en Afrique.


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