Le temps d’un café, l’actu tech décryptée

 

Dès 7h30, l’essentiel de l’info analysée et mise en perspective directement dans votre boîte e-mail

Le temps d’un café, l’actu tech décryptée

Dès 7h30, l’essentiel de l’info analysée et mise en perspective directement dans votre boîte e-mail

Par , publié le 9 septembre 2020

Pékin tente de reprendre la main. Alors que ses entreprises technologiques sont dans le collimateur de Washington, la Chine a proposé mardi un pacte mondial sur la sécurité des données. Celui-ci consiste en huit règles “reflétant la volonté et respectant les intérêts de chaque pays”, assure Wang Yi, le ministre chinois des affaires étrangères. Une attaque déguisée contre les Etats-Unis, plus tard accusés par le responsable, sans jamais être cités, “d’utiliser la sécurité comme un prétexte pour s’en prendre à des entreprises de pays qui ont un avantage compétitif”.

Plus de portes dérobées – Concrètement, les signataires de ce pacte s’engageront à ne pas utiliser la technologie pour mener des opérations massives de surveillance contre un autre pays, pour voler des données ou encore pour s’attaquer aux infrastructures critiques. Ils devront aussi respecter la souveraineté de chacun, notamment en ne forçant pas les entreprises à stocker dans leur pays d’origine les données collectées à l’étranger. Le texte dénonce, par ailleurs, les portes dérobées, qui permettent de capter illégalement les données personnelles des utilisateurs d’un produit.

Quels signataires ? – La Chine, qui tente depuis plusieurs années de peser davantage dans l’instauration de standards internationaux, assure avoir discuté de son initiative lors du dernier sommet du G20. Mais il est très improbable que de nombreux pays, au-delà de ses alliés les plus proches, ne la rejoignent. Ce pacte interdirait pourtant de nombreuses pratiques que Pékin est régulièrement soupçonné de mener. Mais encore faudrait-il que les pays occidentaux croient en ces promesses. “Vous devez remettre en cause tout ce qu’ils disent”, assurait cet été Mike Pompeo, le secrétaire d’Etat américain.

Clean Network – La proposition chinoise doit surtout contrer le projet Clean Network lancé en août par les Etats-Unis. Celui-ci vise à “purger” Internet des entreprises chinoises, afin de protéger les données personnelles. Washington assure avoir déjà obtenu le soutien de plus de 30 pays. Parallèlement, l’administration Trump multiple les sanctions. Elle a ordonné à ByteDance de se séparer des activités américaines de TikTok, a menacé de bannir WeChat et a interdit aux sociétés américaines de vendre des puces à Huawei. Et Donald Trump promet désormais de “découpler” les économies américaine et chinoise.


Chaque matin, l’essentiel de l’actualité tech analysée et mise en perspective directement dans votre boîte e-mail

No Comments Yet

Comments are closed