Lydia se lance dans le trading d’actions et de cryptomonnaies

Par , publié le 22 novembre 2021

Lydia poursuit sa transformation en “super-app” financière. Après les cartes bancaires, le microcrédit ou encore le compte d’épargne rémunéré, la start-up française, d’abord connue pour son service de paiement entre amis, se lance dans le trading. Ses 5,5 millions d’utilisateurs peuvent désormais acheter et vendre des actions, françaises mais aussi européennes et américaines, de l’or ou encore des cryptomonnaies. Ses dirigeants expliquent vouloir répondre à une demande croissante. Ils espèrent séduire entre 200.000 et 300.000 personnes d’ici à la fin de l’année prochaine.

Commissions – Lydia promet de simplifier encore davantage l’accès à ces investissements, en particulier aux actions. L’ouverture d’un compte-titres n’est pas nécessaire: il suffit de remplir un simple formulaire. Son service permet d’investir à partir d’un euro, en proposant d’acquérir une fraction d’un titre. Et il permet également d’acheter ou de vendre une action 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, donc même en dehors des heures d’ouverture des marchés. Contrairement à d’autres plateformes, comme la pionnière Robinhood, Lydia facture en revanche une commission d’environ 0,5% sur chaque opération. Un montant qui reste cependant nettement inférieur aux tarifs des banques.

Nouvelles recettes – Lydia n’est pas la seule fintech à suivre cette voie. Le trading semble en effet être devenu un produit indispensable, notamment parce que les 18-35 ans souhaitent de plus en plus investir en actions ou en cryptomonnaies. C’est le cas par exemple de Venmo, l’application américaine de paiement entre particuliers qui avait servi de modèle à Lydia. Ou encore de la néobanque britannique Revolut. Pour ces acteurs, l’objectif est d’abord de générer de nouvelles recettes pour encore mieux monétiser leur base d’utilisateurs. Et ensuite de la fidéliser en lui proposant une gamme toujours plus étendue de services financiers

“Super-app” – Cette double logique est au cœur de la stratégie de Lydia. Lancée en 2013, l’application permettait uniquement d’envoyer de l’argent à un proche, par exemple pour partager la note d’un restaurant. Profitant de sa popularité, elle a fortement diversifié son activité. Il est désormais possible d’ouvrir un compte courant, doté d’une carte bancaire, de placer son épargne ou encore de contracter un emprunt “express”. La société tire l’essentiel de son chiffre d’affaires de deux offres payantes, dont elle ne communique pas le nombre de clients. Lors de sa dernière levée de fonds, fin 2020, Lydia n’avait pas encore dépassé la barre symbolique du milliard d’euros de valorisation.

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