Par , publié le 22 septembre 2025

Après l’État américain, Intel compte un nouvel actionnaire d’envergure. La semaine dernière, Nvidia a officialisé un investissement de cinq milliards de dollars dans l’ancien leader des semi-conducteurs, aujourd’hui en grandes difficultés financières. Cela représente environ 4% du capital. Au-delà de l’injection bienvenue de liquidités, cette prise de participation s’accompagne surtout d’un double partenariat stratégique. D’une part, Intel va associer les cartes graphiques de son nouvel associé avec ses processeurs destinés aux “PC IA”, dans l’espoir de prendre le dessus sur AMD, Qualcomm ou encore le taïwanais MediaTek. D’autre part, Nvidia va coupler les CPU de son partenaire avec certaines de ses puces dédiées à l’IA générative. Le groupe précise cependant qu’il n’abandonne pas la production de ses propres CPU Grace, basés sur l’architecture Arm.

Un peu de répit – Fin août, Intel a déjà accepté de céder 10% de son capital au gouvernement américain. En retour, le groupe de Santa Clara a sécurisé plusieurs milliards de dollars d’aides publiques, déjà accordées dans le cadre du Chips Act, mais remises en cause par l’administration Trump. Quelques jours plus tôt, il avait également reçu deux milliards de dollars de la part du conglomérat japonais Softbank. Ces sommes offrent un peu de répit à Lip-Bu Tan, le directeur général arrivé aux commandes en mars pour tenter de relancer l’entreprise, aussi bien sur le plan financier que technologique. Depuis, il a cédé plusieurs actifs. Mais sa feuille de route tarde à se préciser. Cet été, il a même laissé planer le doute sur l’avenir de l’activité de fonderie, c’est-à-dire la production des puces maison et celles de clients, comme Microsoft et Amazon.

Pour aller plus loin:
– Le nouveau patron d’Intel n’envisage pas de big bang
– Intel contraint de céder 10% de son capital à l’État américain


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