Cette fois, la réglementation européenne n’est pas en cause. Mardi, Meta a annoncé le report du lancement sur le continent des Meta Ray-Ban Display, son premier modèle de lunettes connectées intégrant un petit écran dans le verre droit. Commercialisées depuis l’automne aux États-Unis, celles-ci devaient être vendues début 2026 en France, au Royaume-Uni et en Italie. La maison mère de Facebook et d’Instagram justifie ce délai par un niveau de demande “sans précédent”, qui allonge la liste d’attente de plusieurs mois, et par des stocks “limités”.
Capacités de production
“Dès que nous produisons des exemplaires, nous les mettons en vente et ils sont immédiatement en rupture de stock”, assure Andrew Bosworth. Le directeur technologique de Meta reconnaît que la demande est “bien supérieure” à ce que l’entreprise avait anticipé. Les montures capitalisent sur le succès inattendu des premiers modèles issus du partenariat avec la célèbre marque de lunettes, notamment depuis l’intégration de fonctionnalités d’intelligence artificielle. Elles profitent aussi d’un prix, fixé à 800 dollars, relativement abordable par rapport aux lunettes sans écran.
Le report du lancement européen soulève également des questions sur les capacités de production d’EssilorLuxottica, propriétaire de Ray-Ban. Comme pour tout nouveau produit, la montée en cadence peut prendre du temps, en particulier pour les verres sur lesquels s’affichent des informations. Trois mois après le lancement, la distribution demeure ainsi extrêmement limitée aux États-Unis, tant en nombre de points de vente, essentiellement des boutiques Ray-Ban, qu’en quantités disponibles. Initialement, les dirigeants de Meta prévoyaient d’écouler 100.000 paires d’ici à la fin de l’année.
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