Par , publié le 20 janvier 2026

Des mois de lobbying réduits à néant ? Après avoir obtenu en décembre le feu vert de Washington pour reprendre ses exportations vers la Chine, Nvidia se heurte désormais au refus de Pékin. Selon plusieurs médias, les autorités chinoises bloquent ses cartes graphiques, longtemps considérées comme indispensables pour entraîner et faire tourner des modèles d’intelligence artificielle générative. Cette interdiction traduit une volonté de favoriser les alternatives conçues par Huawei, Alibaba ou Baidu, désormais jugées suffisamment performantes pour prendre le relais.

Spectaculaire retournement de situation

Nvidia pensait pourtant avoir franchi l’obstacle le plus difficile : convaincre l’administration américaine. Le groupe de Santa Clara avait été autorisé à exporter ses puces H200, lancées en 2024 mais encore très performantes, auprès d’acheteurs “approuvés” par Washington. Il avait même accepté un arrangement financier inédit : reverser 25 % du chiffre d’affaires réalisé en Chine au gouvernement américain. Confiants, ses dirigeants avaient demandé aux sous-traitants d’accélérer les cadences de production pour répondre à une demande estimée à un million de GPU.

Nvidia estimait que l’écart de performance entre les H200 et les puces chinoises était trop important pour être ignoré. Si elle se confirme, la décision de Pékin constituerait un retournement de situation spectaculaire. Dans cette bataille géopolitique, les États-Unis pensaient avoir toutes les cartes en main: au gré des restrictions et des licences d’exportation, ils décidaient quelles puces d’IA pouvaient être vendues aux entreprises chinoises. Ce serait désormais la Chine qui refuserait de les acheter… et Washington qui s’offusquerait de perdre l’accès à ce marché colossal.

Pour aller plus loin:
– Pourquoi la Chine ne veut plus acheter les puces IA de Nvidia
– Pourquoi Huawei minimise ses progrès dans les puces d’IA


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