Si Amazon est déjà le premier opérateur de robots au monde, sa dernière acquisition semble symboliser de nouvelles ambitions. La semaine dernière, le géant du commerce en ligne a mis la main sur Fauna Robotics, une start-up américaine à l’origine d’un petit robot humanoïde. Contrairement aux machines déployées dans ses entrepôts, ce modèle ne vise pas un usage industriel, mais le grand public. Un marché aux perspectives considérables, qui attise déjà les ambitions de Tesla et d’une multitude de start-up. Des équipes de recherche chez Apple et Meta sont également mobilisées.
Fondée en 2024, Fauna est sortie de l’ombre fin janvier en lançant son premier robot, baptisé Sprout. Présenté comme “accessible et convivial”, il se distingue par sa taille réduite – seulement 107 centimètres. Le projet demeure toutefois au stade de prototype, uniquement commercialisé auprès de chercheurs et de développeurs. Le robot peut se déplacer de manière autonome, mais les autres actions restent pilotées à distance par un opérateur équipé d’un casque de réalité virtuelle. À terme, l’objectif est de le rendre capable d’exécuter des tâches de la vie quotidienne.
Un million de robots dans les entrepôts
Amazon a pris le virage de la robotique dès 2012, avec le rachat de Kiva Systems pour 775 millions de dollars. Depuis, l’automatisation s’est massivement imposée dans ses entrepôts: plus d’un million de robots – des machines à roues déplaçant des chariots ou des bras capables de trier les objets – ont été déployés. Leur nombre dépassera bientôt celui des employés humains. Depuis deux ans, le groupe teste aussi des humanoïdes, développés par Agility Robotics. Début mars, il a par ailleurs acquis la start-up suisse Rivr, qui a conçu un robot de livraison pouvant monter les escaliers.
Pour aller plus loin:
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