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Par , publié le 7 septembre 2020

Ces dernières semaines, la rumeur bruissait à Wall Street sur l’existence d’une “baleine”, pariant des milliards de dollars sur les valeurs technologiques américaines. Et alimentant leur spectaculaire envolée vers de nouveaux records. Selon les informations du Financial Times et du Wall Street Journal, cet acteur existe bien: il s’agit de Softbank. Un pari risqué qui s’inscrit dans un changement majeur de stratégie pour le conglomérat japonais, qui privilégiait jusqu’à récemment des investissements massifs dans les sociétés non cotées. Mais qui a enregistré d’importants échecs.

4 milliards de dollars – Softbank aurait ainsi acheté des produits dérivés associés à au moins 30 milliards de dollars d’actions, anticipant une hausse de leurs cours. Le pari est pour l’instant gagnant, laissant entrevoir d’importants gains lorsque que le groupe pourra activer ses options d’achat. Selon le Financial Times, la plus-value théorique s’élève actuellement à 4 milliards de dollars. Mais la situation pourrait rapidement évoluer: en fin de semaine dernière, les valeurs technologiques ont enregistré de fortes chutes. Si le marché se retourne, Softbank pourrait alors perdre les 4 milliards qu’il a dépensés pour acheter ces options.

Nombreux échecs – Sous l’impulsion de son fondateur, Masayoshi Son, Softbank a longtemps misé sur de jeunes sociétés Internet à fort potentiel. Son plus beau coup a été réalisé en 2000: une participation de 20 millions de dollars dans Alibaba, qui vaut désormais environ 100 milliards. En 2016, le groupe avait lancé un important fonds doté d’une enveloppe de 100 milliards de dollars. Baptisé Vision Fund, celui-ci a multiplié les investissements dans des start-up, signant de gros chèques à des niveaux de valorisations élevés. L’expérience a été marquée par un fiasco majeur: WeWork. Et d’autres investissements, comme Uber ou Oyo, ont aussi généré de lourdes pertes.

Changement de stratégie – “Nous ne pouvons pas être fiers des résultats du Vision Fund”, avait reconnu en mai Masayoshi Son, en annonçant d’immenses dépréciations d’actifs. Les partenaires de la première heure, les fonds souverains d’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, n’ont pas souhaité participer à un deuxième fonds, forçant le groupe japonais à changer de stratégie. Il va céder pour 40 milliards de dollars d’actifs. Et souhaite désormais investir 10 milliards dans des sociétés déjà cotées en Bourse. Au 30 juin, il détenait déjà pour près de 4 milliards d’actions d’Amazon, de Microsoft, d’Alphabet, de Netflix ou encore de Tesla.


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