Le temps d’un café, l’actu tech décryptée

 

Dès 7h30, l’essentiel de l’info analysée et mise en perspective directement dans votre boîte e-mail

Le temps d’un café, l’actu tech décryptée

Dès 7h30, l’essentiel de l’info analysée et mise en perspective directement dans votre boîte e-mail

Par , publié le 10 septembre 2020

Warren Buffet a deux principes d’investissements: ne jamais participer à des introductions en Bourse, qu’il considère comme trop risquées, et se tenir à l’écart des entreprises technologiques, une industrie qu’il reconnaît ne pas vraiment comprendre. Pourtant, l’oracle d’Omaha va bel et bien investir 570 millions de dollars (485 millions d’euros) dans Snowflake, une société spécialisée dans le traitement des données dans le cloud qui va bientôt entrer sur le New York Stock Exchange.

Entrepôt de données – Fondé en 2012 par deux anciens ingénieurs français d’Oracle, Snowflake est un entrepôt de données. Ses solutions permettent à une entreprise de collecter et d’analyser les données qu’elle héberge à différents endroits. Contrairement aux services historiques, sa plate-forme a été pensée à l’ère du cloud, qui se substitue de plus en plus aux serveurs internes. Elle est ainsi directement connectée aux infrastructure d’Amazon Web Services, de Microsoft Azure et de Google Cloud, les trois leaders du marché. Et elle offre les avantages de ce nouvel environnement: coût, flexibilité, rapidité et facilité d’utilisation.

Forte croissance – Snowflake revendique aujourd’hui plus de 3.000 clients – un chiffre qui a doublé en un an -, dont 146 entreprises du Fortune 500 (les 500 plus grandes sociétés américaines). Elle affiche aussi une forte croissance: au deuxième trimestre 2020, son chiffre d’affaires a bondi de 121%, pour atteindre 133 millions de dollars. Son taux de rétention, qui mesure la capacité à fidéliser des clients, figure parmi les plus élevés du marché du logiciel dans le cloud. Et ses perspectives de croissance restent importantes, car le processus de migration vers le cloud est encore loin d’être achevé. L’entreprise n’est, en revanche, toujours pas rentable.

Concurrence – Si Snowflake a signé des accords avec Amazon, Google et Microsoft, elle est également en concurrence directe avec eux. Ces géants du secteur “ont davantage de notoriété, de relations client et de ressources financières et techniques”, reconnaît la société dans son prospectus d’introduction. Pour autant, son entrée en Bourse demeure l’une des plus attendues à Wall Street. Mercredi, Snowflake a fixé une fourchette, provisoire, pour son prix d’introduction allant 75 à 85 dollars. Ce qui la valoriserait au maximum à 24 milliards de dollars, soit deux fois plus que lors de sa dernière levée de fonds en début d’année.


Chaque matin, l’essentiel de l’actualité tech analysée et mise en perspective directement dans votre boîte e-mail

No Comments Yet

Comments are closed