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Par , publié le 15 septembre 2020

C’est une première pour une fintech européenne. En officialisant mardi une importante levée de fonds, Klarna a atteint la barre symbolique des 10 milliards de dollars (8,4 milliards d’euros) de valorisation. C’est deux fois plus qu’il y a seulement un an. Ce remarque succès s’est bâti sur une promesse simple: “acheter maintenant, payer plus tard”. D’abord en Europe – mais pas encore en France -, puis désormais aux Etats-Unis, un marché sur lequel la start-up suédoise compte dépenser une grande partie des 650 millions de dollars qu’elle vient de récolter.

Paiement différé – Klarna permet de régler des achats en trois ou quatre fois sans frais sur une période de quelques semaines. Pour les achats plus importants, elle offre des crédits pouvant aller jusqu’à 36 mois, cette fois-ci avec des taux d’intérêt. Le service propose aussi de différer les paiements, le temps d’essayer un article et de le retourner sans jamais être débité. Selon Klarna, ces options augmentent le taux de conversion de 20% et le panier moyen de 60%. La société revendique désormais plus de 200.000 marchands partenaires, dont Nike, H&M et Ikea. Elle se rémunère en facturant aux vendeurs des commissions sur chaque achat, et grâce aux intérêts et pénalités de retard payées par les acheteurs.

Pertes multipliées par sept – Klarna assure attirer 90 millions de consommateurs. Pour accroître ses volumes, elle a lancé une application de shopping qui permet de trouver des bons plans. Et surtout de régler, grâce à une carte bancaire virtuelle, en magasin et chez tous les e-marchands, même Amazon. Aux États-Unis, le start-up propose aussi un programme de cashback. Au premier semestre, son chiffre d’affaires a progressé de 36%. Mais ses pertes ont été multipliées par sept, à 50 millions d’euros. La faute notamment à un bond des pertes de crédit – Klarna paie en effet les marchands au moment de l’achat et encaisse donc les pertes si un client n’effectue pas ses versements.

Concurrence – Klarna souligne que ces pertes représentent même pas 1% de l’argent qu’elle avance. Et souligne la mutation des habitudes de consommation qui doit lui promettre un bel avenir. La société de Stockholm va cependant devoir affronter une concurrence plus féroce. En Europe, son rival australien Afterpay vient de racheter une plateforme espagnole. Aux États-Unis, Affirm part avec une longueur d’avance. Et Amazon commence à s’intéresser à ce marché, tout comme PayPal, qui a lancé une première offre aux États-Unis. Le géant du paiement en ligne part avec un avantage: les marchands qui utilisent déjà ses outils.


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