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Par , publié le 1 octobre 2020

Face aux vives critiques des éditeurs de presse, Google promet de leur verser plus d’un milliard de dollars (850 millions d’euros) au cours des trois prochaines années. “Nous voulons jouer notre rôle pour aider le journalisme pas uniquement à survivre, mais à prospérer”, assure Sundar Pichai, le patron du moteur de recherche. Ces paiements s’effectueront dans le cadre d’un nouveau service, baptisé Google News Showcase. Celui-ci est disponible depuis jeudi en Allemagne et au Brésil. Il sera ensuite déployé dans d’autres pays. Son lancement en France, où le conflit est particulièrement intense, n’est pas encore prévu.

Source de trafic – Cette initiative marque un changement radical de stratégie pour Google, qui n’avait jusqu’à présent mis en place que des programmes de soutien à l’innovation. “Jamais nous ne paierons pour des informations”, confiait en privé un haut dirigeant il y a quelques années. Au sein de la société, l’opposition des éditeurs de presse, qui lui reprochent d’assécher leurs recettes publicitaires, n’a d’ailleurs jamais été comprise. Après tout le moteur de recherche est une source majeure de trafic pour de nombreux sites d’actualité – “24 milliards de clics par mois”, selon Sundar Pichai -, qu’ils peuvent ensuite monétiser par de la publicité ou des abonnements.

Diviser les éditeurs – La société américaine indique avoir trouvé un accord avec plus de 200 journaux, qui alimenteront, en échange d’un paiement forfaitaire, de nouveaux espaces dédiés à “l’information de qualité”. Google indique négocier ces partenariats au cas par cas, et prévient que tous les médias ne pourront pas être inclus dans sa nouvelle offre. Une approche “discriminatoire” qui ne profitera surtout aux plus gros titres, rétorquent ses opposants. Et qui vise à diviser les éditeurs, affaiblissant ainsi leur combat. “En lançant ce produit, ils peuvent dicter leurs conditions”, dénonce l’European Publishers Council.

Droits voisins – Les éditeurs participant à ce nouveau programme devront notamment renoncer à réclamer des “droits voisins”, instaurés il y a un an et demi par le parlement européen. Ces droits permettent aux groupes de presse de négocier avec les plates-formes, comme Google et Facebook, une rémunération pour l’utilisation d’extraits d’articles. Mais le moteur de recherche refuse catégoriquement de les payer. En France, il a choisi de retirer les extraits et photos, à moins que les journaux lui donnent le droit de les afficher gratuitement. Depuis, l’Autorité de la concurrence lui a imposé de négocier avec les médias français. Les tractations n’ont toujours pas abouti.


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