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Par , publié le 9 octobre 2020

C’est un tournant historique, un de plus pour IBM. Le groupe informatique américain, qui n’a cessé de se réinventer au cours de ses 109 ans d’existence, a annoncé jeudi qu’il allait se scinder en deux sociétés cotées avant la fin de l’année prochaine. Et ainsi abandonner une partie de son activité de services, qui l’avait sauvé de la faillite au milieu de années 1990 mais qui décline depuis des années. IBM souhaite ainsi se focaliser sur les marchés d’avenir, en particulier le cloud et l’intelligence artificielle.

Cloud hybride – Cette scission constitue la première décision forte d’Arvind Krishna, qui a succédé en avril à Ginni Rometty au poste de directeur général. Délestée d’un quart de son activité, l’entreprise espère être plus rapide et plus agile pour accélérer son virage stratégique. Elle assure être bien placée pour profiter de la croissance du cloud hybride, qui combine l’utilisation d’une infrastructure propre et d’un service de cloud. Il y a deux ans, elle n’a ainsi pas hésité à débourser 34 milliards de dollars pour mettre la main sur Red Hat, un spécialiste du logiciel libre, dont Linux, très majoritairement utilisé dans les data centers. Si cette activité progresse, IBM reste encore loin d’Amazon et Microsoft.

Renouer avec la croissance – La société qui sera créée n’a pas encore de nom. Elle regroupera environ 90.000 des 325.000 employés actuels d’IBM. L’an passé, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 19 milliards de dollars. Mais celui-ci n’a cessé de reculer ces dernières années, pesant comme un fardeau sur la croissance du groupe. Sur les neuf dernières exercices, les recettes de la société n’ont progressé qu’à une seule reprise – un gain minuscule, inférieur à 1%, en 2018. L’an passé, le chiffre d’affaires a reculé de 3%. Arvind Krishna espère désormais renouer avec la croissance, promettant un taux proche des 5% à moyen terme.

Cure d’amincissement – L’opération poursuit la politique de cessions d’actifs menée par Ginni Rometty. Et qui n’est peut-être pas terminée. Depuis 2014, IBM a ainsi cédé ses serveurs, rachetés par le chinois Lenovo, une partie de ses puces électroniques et plusieurs logiciels historiques. La société a aussi taillé dans ses effectifs, en délocalisant notamment de plus en plus d’activités en Inde. Entre 2013 et aujourd’hui, plus de 100.000 postes ont été supprimés. A l’opposé, IBM a racheté une cinquantaine d’entreprises pour prendre le relais des métiers historiques. Outre le cloud, ces activités de croissance incluent l’analyse de données, la cybersécurité, ou encore la blockchain.


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