Vestiaire Collective surfe sur l’essor du luxe de seconde main

Par , publié le 3 juin 2022

C’est un trio qui détonne au sein de la French Tech. Depuis 2018, Vestiaire Collective est mené par un directeur général allemand, Maximilian Bittner, épaulé par deux cofondatrices, Fanny Moizant et Sophie Hersan. Entre Paris, Londres, New York et Hong Kong, ils sont à la tête de la plus internationale des start-up tricolores. Très vite, la plateforme de revente de vêtements et d’accessoires de luxe est en effet sortie de ses frontières, beaucoup trop étroites pour ses ambitions. D’abord en Europe, puis aux États-Unis, devenus depuis son premier marché, et plus récemment en Asie. Une nécessité, explique la société, pour offrir une large collection d’articles à ses clients.

Catalogue limité – Lancée en 2009, l’entreprise s’appelle d’abord Vestiaire de copines. Elle change de nom trois ans plus tard, au profit d’une identité mieux adaptée au marché international. Sa plateforme se présente comme une marketplace où chaque utilisateur peut proposer un article de seconde main, en échange d’une commission de 12%. Mais sur Vestiaire Collective, tout ne peut pas être vendu. La société limite son offre à une liste de 12.000 marques de luxe. Et elle procède ensuite à une vérification des annonces avant de les publier: près de la moitié serait ainsi rejetée, notamment parce que l’authenticité du vêtement, du sac ou de la montre n’a pas pu être confirmée.

Contrôle authenticité – Vestiaire Collective se distingue également par un processus de contrôle après la vente pour lutter contre les contrefaçons. Les articles sont en effet d’abord expédiés dans un centre d’authentification, afin d’être examinés par une équipe d’experts. Ils sont ensuite envoyés à l’acheteur. Si cette étape, facturée 15 euros, permet d’éviter les arnaques, et donc de rassurer les clients, elle se traduit également par des délais de livraison allongés. Pour les réduire, et aussi pour gérer la hausse des commandes, la société prévoit d’ouvrir deux centres supplémentaires aux Etats-Unis et en Italie. Elle propose aussi une nouvelle option d’envoi direct pour tous les achats inférieurs à 1.000 euros.

Première acquisition – Comme de nombreux acteurs du commerce en ligne, Vestiaire Collective a connu un bond de son activité depuis deux ans. Selon le cabinet Bain, le marché du luxe de seconde main se chiffre désormais à 33 milliards de dollars. Ses perspectives de croissance ont attiré les investisseurs. L’an passé, l’entreprise a levé plus de 350 millions d’euros, dépassant la barre symbolique du milliard de valorisation. Elle a notamment fait entrer le géant français du luxe Kering dans son capital. Pour accélérer, Vestiaire Collective va bientôt se lancer au Japon et en Corée du Sud. Et vient de mettre la main sur Tradesy, l’un de ses rivaux américains. La toute première acquisition de son histoire.

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Comme de nombreuses sociétés tech, Vestiaire Collective utilise Google Cloud pour développer son activité. Découvrez pourquoi

 

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