Derrière les effets d’annonce, Nvidia s’impatiente. La semaine dernière, lors de la publication de ses résultats, le géant des cartes graphiques dédiées à l’intelligence artificielle générative a reconnu qu’il n’avait toujours pas repris ses livraisons en Chine, suspendues depuis avril. Cet été, pourtant, il avait assuré avoir reçu le feu vert du gouvernement américain, acceptant au passage de lui reverser 15% du chiffre d’affaires généré par la vente de ses GPU H20, spécialement conçus pour respecter les restrictions d’exportation imposées depuis des années par les États-Unis. Mais cet accord très inhabituel n’a toujours pas été formalisé. Le groupe de Santa Clara préfère donc temporiser pour éviter des complications. “Le marché chinois aurait pu représenter une opportunité d’environ 50 milliards de dollars cette année”, regrette Jensen Huang, son patron. En attendant, Nvidia prépare déjà la suite: une nouvelle puce d’IA pour le marché chinois est en cours de finalisation. Connue sous le nom de code B30A, celle-ci serait plus puissante que la H20. La société espère ainsi limiter l’émergence d’alternatives chinoises, conçues par Huawei, Alibaba et plusieurs start-up.
Pour aller plus loin:
– Dans l’IA, Huawei veut profiter d’un coup de pouce de… Washington
– Les États-Unis ne limiteront pas les exportations de puces d’IA dans tous les pays
