Après Instagram Plus, place à WhatsApp Plus. Depuis quelques jours, Meta teste un nouvel abonnement payant sur sa populaire plateforme de messagerie, dans le sillage des premières expérimentations menées depuis fin mars sur son réseau de photos et vidéos. Une généralisation dans les prochains mois apparaît probable. Cette offre s’inscrit dans la recherche de nouveaux relais de croissance, alors que les revenus du groupe proviennent presque intégralement de la publicité. Un enjeu d’autant plus crucial pour WhatsApp, dont la monétisation reste à la traîne.
2,49 euros par mois
Selon des captures d’écran diffusées en ligne, cette offre donne accès à des fonctionnalités supplémentaires: nouvelles sonneries, nouveaux autocollants, personnalisation du thème et de l’icône de l’application, ainsi que la possibilité d’épingler jusqu’à 20 conversations au lieu de trois. Comme sur Instagram, la formule n’a aucun impact sur le volume de publicités, introduites l’an passé dans les Status, ces contenus éphémères qui disparaissent au bout de 24 heures. Testée en Europe, au Mexique et au Pakistan, elle est proposée à 2,49 euros sur le Vieux Continent.
Ironie de l’histoire, WhatsApp était à ses débuts une plateforme payante, facturée un dollar par an après la première année d’utilisation. Ce modèle avait été abandonné suite au rachat par Meta, qui s’appelait encore Facebook à l’époque, pour 19 milliards de dollars. Aujourd’hui, le chiffre d’affaires de l’application repose sur les options payantes qui permettent aux entreprises d’envoyer des messages commerciaux à leurs clients. Celles-ci ont généré plus de 500 millions de dollars au quatrième trimestre. Les abonnements pourraient démultiplier les revenus de WhatsApp.
Pour aller plus loin:
– Pourquoi Meta franchit le pas des abonnements payants
– Avec la publicité, Meta veut démultiplier la monétisation de WhatsApp

