Rassuré par le succès de ses lunettes connectées, Meta estime ne plus avoir besoin de s’appuyer sur une marque iconique. Mardi, la maison mère de Facebook et Instagram a dévoilé trois premières montures commercialisées sous sa propre marque, alors que les modèles précédents étaient signés Ray-Ban et Oakley. Cette seule évolution permettrait d’en réduire le prix, assure l’entreprise. Les nouvelles paires, simplement appelées Meta Glasses, sont ainsi vendues à partir de 309 euros en France, soit 110 euros de moins que les précédentes.
Un nouveau Meta AI
À part le nom, peu de choses changent. Les lunettes restent fabriquées par EssilorLuxottica, la maison mère franco-italienne de Ray-Ban, dont Meta est désormais actionnaire. Et leurs caractéristiques techniques sont identiques aux autres modèles. En élargissant sa gamme avec trois nouveaux styles, dont un conçu en collaboration avec l’influenceuse vedette Kylie Jenner, la société cherche à toucher un public plus large. Elle anticipe également l’arrivée de nouveaux concurrents, d’abord Samsung à l’automne en partenariat avec Google, puis probablement Apple l’an prochain.
Face à ces rivaux, Meta ne devra pas seulement convaincre sur le hardware. L’entreprise devra également démontrer sa capacité à rivaliser sur le terrain de l’intelligence artificielle générative. Au-delà de la prise de photos et de vidéos ou de l’écoute de musique, les lunettes connectées deviennent progressivement des portes d’entrée vers des assistants conversationnels capables d’interagir avec leur environnement. Or, son chatbot Meta AI est considéré comme en retard. Le groupe mise toutefois sur son dernier modèle, Muse Spark, lancé en avril et intégré à ses nouvelles montures.
Pour aller plus loin:
– Meta dévoile ses premières lunettes équipées d’un écran
– Avec son nouvel modèle d’IA, Meta tente de revenir dans la course
