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Par , publié le 2 septembre 2020

Amazon se rapproche de son objectif. Sept ans après sa présentation, considérée par certains comme un coup de publicité, son projet de livraison par drones vient d’obtenir le feu vert des autorités américaines. “Une étape majeure”, se félicite le géant du commerce en ligne, qui peut désormais mener une phase d’expérimentation. Avec l’objectif de prouver qu’il peut faire voler ses appareils en tout sécurité. Il lui faudra cependant attendre encore plusieurs années avant de pouvoir acheminer les colis de ses clients par les airs, une avancée importante pour gagner du temps et réduire les coûts.

Livraison en 30 minutes – Dévoilée l’an passé, la dernière génération du drone d’Amazon, baptisée MK27, est un appareil hybride capable de décoller à la verticale comme un hélicoptère, puis de voler comme un avion. Celui-ci est équipé de plusieurs caméras et radars, combinés à des algorithmes de machine learning, lui permettant de se déplacer de manière autonome en évitant les arbres, les cables électriques et les oiseaux. A terme, la société espère pouvoir livrer, en moins de trente minutes, des objets pesant jusqu’à 2,25 kilos – qui représentent plus des trois quarts des achats sur son site – dans un rayon de 24 kilomètres. Amazon assure que sa technologie peut être rapidement opérationnelle.

Frein réglementaire – Au-delà des défis technologiques, le cadre réglementaire constitue un autre frein important. Aux Etats-Unis, la Federal Aviation Authority (FAA) interdit par exemple aux drones de voler de manière autonome. Les appareils doivent également rester en permanence dans le champ de vision de leur pilote. Et ils ne peuvent pas voler au-dessus de civils. Dans ces conditions, il est impossible de livrer un colis, d’un entrepôt situé en périphérie d’une ville vers le logement du client plusieurs kilomètres plus loin. Des discussions sont en cours pour assouplir ces règles, mais elles devraient prendre du temps. “Le principal problème, ce n’est pas la technologie. Ce sont les réglementations”, regrettait en 2014, Jeff Bezos, le patron d’Amazon.

Réduire les coûts de livraison – Pour le géant du e-commerce, les drones doivent permettre de réduire les délais de livraison. Et ainsi d’anéantir l’un des derniers avantages du commerce physique: l’immédiateté de l’achat. Ils doivent aussi faire chuter la facture. L’enjeu est crucial: ses coûts de livraison ne cessent de progresser, en particulier avec l’essor du programme Amazon Prime. L’an passé, la facture s’est chiffrée à 38 milliards de dollars. Les analystes de Morgan Stanley estiment que cette somme pourrait grimper à 90 milliards de dollars en 2023. “Les technologies autonomes sont l’extension naturelles des efforts d’Amazon pour bâtir son propre réseau logistique”, soulignent-ils.

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