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Par , publié le 15 septembre 2020

Après Instagram, c’est au tour de YouTube de copier TikTok. Lundi, le géant de la vidéo en ligne a dévoilé une nouvelle fonctionnalité qui reprend tous les codes qui ont fait le succès de l’application la plus populaire du moment. Baptisée Shorts, celle-ci va d’abord être lancée en Inde, dans une version bêta. Un choix qui n’est pas anodin: en juillet, le deuxième pays le plus peuplé de la planète a banni TikTok. Ce qui pourrait laisser le champ libre à la filiale de Google.

Vidéos de 15 secondes – Comme son modèle, Shorts permet de réaliser de courtes vidéos, d’une durée maximale de 15 secondes. Il est possible d’ajouter une bande son ou encore de contrôler la vitesse. Pour regarder des vidéos, il suffit de glisser son doigt vers le bas – comme sur TikTok. Pour lui donner une importante visibilité, la fonctionnalité sera accessible directement depuis l’écran d’accueil par l’intermédiaire d’un gros bouton “+”. Dans un premier temps, elle ne sera disponible que sur les smartphones Android, mais une version iOS est annoncée. YouTube promet également un lancement dans d’autres pays.

Une place à prendre – Jusqu’en juillet, l’Inde représentait le premier marché pour TikTok en dehors de Chine, avec plus de 200 millions d’inscrits. L’application a été victime, comme plus de 300 compatriotes, du conflit géopolitique qui oppose les gouvernements indiens et chinois. Depuis, plusieurs plates-formes similaires tentent de récupérer ses utilisateurs. Instagram a aussi déployé Reels, son clone de TikTok, dans le pays. Avec un certain succès, assure-t-il. S’il arrive donc un peu tard, YouTube espère cependant profiter de son énorme audience dans le pays (300 millions d’utilisateurs selon les estimations du cabinet eMarketer) pour coiffer ses rivaux au poteau.

Handicap – Ailleurs, le succès de Shorts semble encore plus incertain. D’abord, parce que TikTok n’y est pas interdit – même si cela pourrait rapidement changer aux Etats-Unis. Il n’y a donc pas le même effet d’aubaine qu’en Inde. Ensuite, parce que YouTube part avec un handicap par rapport à TikTok, Instagram et les autres copies: la plus grande partie de son audience ne crée pas de contenus. Elle regarde simplement des vidéos. Il faut donc imposer de nouvelles habitudes, de nouveaux réflexes. L’audience, seule, ne suffit pas à assurer la réussite de nouvelles fonctionnalités. C’est par exemple pour cette raison qu’IGTV d’Instagram n’a jamais réussi à rivaliser avec YouTube.


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