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Par , publié le 6 octobre 2020

Géant du commerce en ligne, Alibaba s’intéresse de plus en plus au commerce physique. Nouvelle illustration lundi avec la création d’une joint venture avec l’entreprise suisse Dufry, le premier opérateur mondial de boutiques d’aéroports. Les deux groupes prévoient de développer un réseau de magasins en Chine, où le trafic aérien restait, avant l’épidémie de coronavirus, sur plusieurs années de forte croissance. Parallèlement, l’e-marchand chinois va dépenser jusqu’à 250 millions de francs suisses (232 millions d’euros) pour acquérir jusqu’à 10% du capital de son nouveau partenaire.

“New Retail” – Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie “New Retail”, présentée en 2017 par Jack Ma, le fondateur et désormais ancien patron d’Alibaba. Celle-ci vise “à faire tomber les frontières entre le commerce physique et le commerce en ligne”. Pour la mettre en place, l’entreprise a depuis multiplié les investissements et les initiatives. En 2017, elle a ainsi racheté un opérateur chinois de centres commerciaux, puis pris une participation dans la plus grande chaîne d’hypermarchés du pays. Alibaba a aussi lancé sa propre enseigne de magasins alimentaires. Baptisée Freshippo, celle-ci compte aujourd’hui plus de 200 points de vente.

Relais de croissance – Pour Alibaba, les deux formes de commerce sont davantage complémentaires que concurrentes. Les magasins offrent en effet certains avantages et sont mieux adaptés à certains achats. Mais ils affichent aussi des restrictions, que la technologie peut en partie résoudre. Le groupe n’est pas le seul e-marchand à s’intéresser au commerce physique, qui représente un potentiel relais de croissance. JD, son grand rival chinois, suit depuis plus récemment la même stratégie. Amazon a racheté la chaîne Whole Foods, puis ouvert ses magasins alimentaires – où il expérimente de nouvelles technologies. Alibaba se distingue cependant de ses pairs par l’échelle et par la diversité de ses projets.

Reconnaissance faciale – Chez Freshippo, par exemple, les clients peuvent scanner un produit frais pour obtenir des informations de traçabilité ou payer en utilisant la reconnaissance faciale. Les prix sont déterminés en temps réel par un algorithme de machine learning. Et un rail suspendu transforme les magasins en centre de distribution pour les commandes en ligne. Ailleurs, Alibaba teste des boutiques sans caisse, des kiosques pour commander un habit dans une taille manquante, un miroir magique pour tester du maquillage. Ou encore des caméras détectant les produits qui plaisent à un client pour lui envoyer un bon de réduction personnalisé.

Pour aller plus loin:
– Pour abaisser ses coûts, Alibaba mise sur les robots-livreurs
– Amazon veut populariser le paiement avec la paume de la main


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