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Par , publié le 14 octobre 2020

GLOW, Altered Carbon, The Society... Depuis le début de l’année, les annulations de séries s’enchaînent sur Netflix, malgré les protestations sur les réseaux sociaux, les pétitions et les menaces de boycott de leurs fans. Plus d’une vingtaine déjà, selon nos décomptes, dont une majorité de séries qui n’ont duré qu’une seule saison. Sur la plate-forme de streaming vidéo, rares sont désormais les heureuses élues qui dépassent le cap des deux saisons. Un choix assumé et justifié par un arbitrage, réalisé par des algorithmes, entre les coûts de production et diverses données d’audience.

Moins de deux saisons en moyenne – Si le nombre d’annulations augmente, c’est d’abord parce que Netflix commande et produit de plus en plus de séries. Noyés dans la masse d’un vaste catalogue et parfois délaissés par le marketing, de nombreux contenus passent inaperçus. Et sont donc arrêtés plus rapidement. La durée de vie moyenne des séries originales de Netflix ne cesse ainsi de reculer: elle est désormais inférieure à deux saisons, soit une saison de moins qu’il y a cinq ans. Au lieu de prolonger ses séries – sauf quelques gros succès, comme Stranger Things ou The Crown –, la plate-forme semble privilégier un flux permanent de nouveautés, pouvant lui permettre d’attirer de nouveaux abonnés.

Enrichir l’offre – Le calcul de Netflix est simple: les séries qui ne réalisent pas assez d’audience ne génèrent plus d’inscriptions au bout d’une ou deux saisons. Et leur annulation ne provoque pas une vague de départs chez les clients mécontents. Il est donc plus rentable de privilégier de nouvelles séries, qui traduisent par des abonnements supplémentaires. En enrichissant son offre, le service peut en outre proposer toujours plus de contenus différents pour convaincre les abonnés les plus récents de ne pas résilier après quelques mois. Cette incitation est d’autant plus forte que ces nouveaux arrivants peuvent se satisfaire des deux ou trois saisons des séries déjà annulées.

Hausse des coûts – Un dernier élément joue en défaveur du renouvellement des séries les moins populaires: la structure des contrats signés entre Netflix et les studios. Ces accords prévoient en effet des bonus dont le montant augmente après chaque saison. Autrement dit: plus un programme dure, plus la facture est élevée. Si la société américaine dépense énormément dans ses contenus, en particulier pour attirer des acteurs et des producteurs vedettes, elle fait aussi davantage attention à ses coûts. “Nous essayons d’utiliser notre enveloppe d’investissements de manière à optimiser le retour pour nos investisseurs”, soulignait l’an passé Cindy Holland, qui était alors la responsable des contenus originaux.

Pour aller plus loin:
– Comment Netflix tente de percer en Afrique
– Malgré son carnet de chèque, Quibi fait un flop


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