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Par , publié le 16 octobre 2020

Cap sur l’Afrique pour Stripe. Jeudi, la fintech américaine a officialisé le rachat de Paystack, une start-up nigériane offrant un service, similaire au sien, qui permet d’ajouter facilement des options de paiement à un site Internet ou à une application mobile. Cette acquisition, dont le montant est supérieur à 200 millions de dollars (170 millions d’euros), est la plus importante de son histoire. Elle va lui permettre d’accélérer son expansion à l’international, un élément clé pour poursuivre sa croissance.

Facilité d’utilisation – Peu connue du grand public, Stripe affiche une liste impressionnante de clients: Amazon, Google, Salesforce, Booking ou encore Deliveroo. Son succès s’explique d’abord par sa facilité d’utilisation: quelques lignes de code informatique suffisent pour intégrer une solution de paiement par carte bancaire, Apple Pay, Google Pay ou Alipay dans 135 devises. Une simplicité également plébiscitée par les petites entreprises, qui utilisent par exemple la plate-forme d’e-commerce Shopify. La société, qui se rémunère en prélevant une commission sur chaque transaction, est donc idéalement positionnée pour tirer profit du bond du e-commerce. En avril, sa valorisation a ainsi grimpé à 36 milliards de dollars.

Pas présente en Afrique – Fondée il y a cinq ans, Paystack revendique 60.000 entreprises clientes, essentiellement au Nigéria, le pays le plus peuplé du continent. La start-up s’est aussi lancée au Ghana et en Afrique du sud. Elle conservera son indépendance mais disposera désormais de ressources financières pour mener à bien sa stratégie de développement dans d’autres pays. Présente sur une quarantaine de marchés, Stripe ne l’était pas encore en Afrique. “L’opportunité est immense, confie Patrick Collison, son patron interrogé par Techcrunch. L’Afrique reste encore plus petite que les autres régions, mais le commerce en ligne va progresser d’environ 30% par an”.

Diversification – Au-delà de l’expansion géographique, Stripe cherche aussi à diversifier son activité. L’entreprise propose désormais des terminaux de paiements pour les magasins physiques, des services de prévention de la fraude ou encore des outils d’analyse de données. L’an passé, elle a aussi lancé des avances sur trésorerie. Et des cartes de crédit pour les entreprises. Pour Stripe, ces services sont un moyen de fidéliser ses clients, en leur proposant un ensemble de solutions. Et ainsi de se démarquer de ses rivaux comme PayPal, Square, Adyen et Checkout. Ils doivent aussi représenter des relais de croissance et soutenir des marges traditionnellement faibles sur le paiement en ligne.

Pour aller plus loin:
– Klarna, première fintech européenne à dix milliards de dollars
– Comment la néobanque Revolut espère percer aux Etats-Unis


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