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Par , publié le 19 octobre 2020

Dans sa chasse aux dépenses, Uber pourrait s’attaquer à son projet de taxis volants. Un projet extrêmement ambitieux, peut-être trop pour une nouvelle direction qui cherche avant tout à trouver le chemin de la rentabilité. Et qui s’est lancée dans un programme de cession d’actifs non stratégiques. Selon des sources citées par Axios, la société de voitures avec chauffeur chercherait ainsi des “alternatives stratégiques” pour sa filiale Uber Elevate, étudiant des partenariats ou une vente partielle.

Lancement en 2023 ? – Uber imagine des taxis électriques et autonomes, à mi-chemin entre des hélicoptères et des drones, et pouvant transporter quatre passagers à une vitesse supérieure à 240 kilomètres par heure. Pour concevoir ces appareils, l’entreprise s’est associée avec plusieurs industriels, comme Hyundai, Embraer ou encore Aurora, une filiale de Boeing. Elle ambitionne de déployer des centaines de véhicules volants dans les grandes agglomérations. Uber promet de lancer un service commercial dès 2023. “Beaucoup trop optimiste”, tranche un professionnel. De fait, les premiers vols d’essai initialement prévus en 2020 n’ont toujours pas été réalisés.

Nouveau design de batterie – Plusieurs défis restent en effet à résoudre. S’il devrait être moins élevé que pour un hélicoptère, le volume sonore au moment du décollage et de l’atterrissage pourrait représenter un frein pour voler en milieu urbain. Uber travaille sur ce point avec l’armée américaine. Autre challenge: l’autonomie des batteries et le temps nécessaire pour les recharger. Pour faire décoller une voiture volante, il faut autant de puissance que pour propulser un semi-remorque. Mais la place est beaucoup plus limitée. La plate-forme de VTC espère concevoir un nouveau design de batterie, qui pourra ensuite être utilisé par les fabricants partenaires.

Feu vert des autorités – Uber conçoit par ailleurs un système entièrement informatisé de contrôle aérien et un nouvel algorithme pour coordonner taxis volants et VTC acheminant ou récupérant les voyageurs. Le système réclamera une “précision sans précédent”, chaque appareil ne devant rester cloué au sol que cinq minutes. Aux heures de pointe, Uber anticipe plus de 1.000 décollages par heure sur certains “vertiports”. Dernier défi: obtenir le feu vert des autorités. La société prévoit de lancer son service de taxis volants dans les pays ou villes les moins contraignants. Elle espère ainsi démontrer son impact positif sur le trafic routier et apaiser les craintes sur la sécurité afin de convaincre les plus réticents.

Et après la voiture autonome ? – Quatre ans après sa présentation, la réussite d’Uber Air demeure encore très incertaine. En attendant, les coûts s’accumulent. Or, l’entreprise tente de limiter ses dépenses pour faire face à la crise du coronavirus, qui a fait fondre sa trésorerie. Elle s’est déjà délestée de son activité européenne de fret routier, et a fait entrer des investisseurs dans la branche américaine. Elle a également vendu Jump, son service de location de vélos et de trottinettes électriques. Selon l’agence Bloomberg, Uber tenterait de se séparer de ses participations dans Didi Chuxing et Grab. La prochaine victime pourrait être son projet de voiture autonome, qui accumule du retard sur ses concurrents.

Pour aller plus loin:
– Touché par le coronavirus, Uber cherche des liquidités
– Uber met à la casse des milliers de vélos


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