La frilosité des investisseurs ne touche pas les spécialistes de l’informatique quantique. Mardi, la start-up française Pasqal a officialisé une levée de fonds de 100 millions d’euros, menée par Temasek, le fonds souverain singapourien. Celle-ci doit permettre à la société de poursuivre le développement de sa technologie. Objectif: lancer une machine de 1.000 qubits (bits quantiques) avant la fin de l’année, soit cinq à dix fois plus que ses premiers prototypes. Pasqal espère aussi offrir à ses clients des “avantages commerciaux” l’an prochain. L’informatique quantique doit démultiplier la puissance de calcul, permettant de résoudre des problèmes trop complexes pour les ordinateurs classiques. La start-up doit faire face à une concurrence féroce des géants américains, comme Google et IBM, et des centres de recherche chinois. Mais elle mise sur un pari technologique différent pour s’imposer.
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